The World is a book, and those who do not travel read only a page

Voyager, ça mélange. Ça sonne cliché, mais tu étais probablement parti voyager à la découverte de ton identité. Sauf qu’en revenant, tout ce que tu sais de plus; c’est que tu veux repartir voyager, plus loin et pour plus longtemps. Voici probablement pourquoi :

Tout quitter pour comprendre

Comme l’explique Mark Manson dans son article 5 Life Lessons from 5 Years of Traveling the World, plusieurs individus s’embarquent dans un voyage autour du monde en pensant qu’ils vont enfin découvrir leur vraie nature. Ils pensent qu’en enlevant les influences extérieures de leur vie (comme leur travail, leur famille et leurs amis) et en se positionnant dans un environnement nouveau et neutre (la destination de leur voyage), ils vont enfin être capable de découvrir quelle genre de personnes elle sont.

C’est vraie que partir à l’étranger procure, avec le temps, une meilleure perception de comment tu te sentais dans ta vie à la maison. Ça donne de la distance pour réfléchir à qui tu étais avant que tu voyages.

Mais tu t’adaptes tout le temps

Mais voyager, c’est aussi une autre influence extérieure. Quand tu te prélasses sur la plage à Cuba, tu n’es pas la même personne que lorsque tu travailles dans cubicule de bureau l’hiver au Québec. Tu ne réagis probablement pas de la même manière en roadtrip à l’autre bout du monde qu’à un souper avec ta belle-famille.

Le « moi » s’adapte à l’environnement extérieur. Alors, plus tu voyages longtemps et plus tu t’exposes à des environnements extérieurs différents, plus tu perds la trace de qui tu es, car il n’y a plus rien de concret pour te comparer. Sur la route, tu es dans un état constant de changements.

Plus de voyages, plus de confusions

Avec les voyages fréquents, il y a tellement de variables qui changent continuellement, que c’est difficile voire impossible d’isoler un seule variable. Alors si tu te sens déprimé pendant quelques jours, c’est compliqué de savoir si c’est parce que tu t’ennuies de ta famille, ou parce que tu as remords pour un choix de carrière avant ton départ, ou parce que tu ne parles pas la langue du pays que tu visites, ou encore parce qu’après avoir croqué la vie à pleines dents dans toutes ses merveilleuses destinations c’est simplement normal de se sentir un peu déprimé maintenant. Bref, c’est pas facile de comprendre!

Plutôt que de découvrir qui tu es, tu commences à questionner qui tu es, qu’est-ce que tu aimes. Une année, tu te rends en Thailande et tu adores; l’année suivante tu y retournes et tu détestes. Tu te disais peut être que tu veux vivre toute ta vie comme beach bum sur une plage, mais après quelques endroits de plage, tu en n’es pu trop certain.

L’identité du voyageur est en suspend

Est-ce que c’est les destinations qui changent? Ou est-ce que c’est toi qui change?

Les voyageurs de longue durée mettent leur identité en suspend. Ils nagent dans une incertitude omniprésente.

Et c’est une bonne chose

C’est même une excellente chose, car l’incertitude engendre le non-jugement et l’ouverture d’esprit. Être incertain, ça stimule la curiosité, ça permet de grandir et d’évoluer.

Tu sais que tu es parti depuis longtemps, quand tu es prêt à écouter, quand tu es attentif à la vie, quand tu ressens l’appel de toutes ces merveilleuses langues étrangères que tu ne comprendras jamais, quand tu es amour avec des endroits que tu n’as jamais été.

Alors arrête de te prendre la tête. Continue d’avancer. Continue d’explorer.

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